de Christian Rullier
mise en scène Joëlle Wider Greset
Katharina, 40 ans, bourgeoise de son état, est une femme en point de rupture face à des années d'exclusion sociale, morale et intérieure. La découverte d'une maladie incurable lui fait prendre conscience que sa vie reposait sur un mensonge. Une vie pétrie d'habitudes et de compromis. L'attitude d'un mari capitaliste, trop soucieux d'épouser les apparences de la normalité, la perte d'un fils, Christian, suicidé à 13 ans, l'ont progressivement dépossédée d'elle-même et laissée sans liens, sans histoire propre.
Privée ainsi d'identité, hantée par l'idée de mort, elle est dans la nécessité de redonner un sens à sa vie. S'engage alors une véritable prospection au sein de son inconscient. Les blessures s'ouvrent, la colère s'y engouffre et avec elle le fantasme terroriste.
Bien au-delà du fait d'être un thème d'actualité, cette pièce génère des questions sur la nature profonde des sentiments de l'homme face au monde qui l'entoure. Ce récit n'est peut-être qu'une fiction, mais il nous rappelle qu'il y a toujours un Autre qui se cache derrière celui que nous regardons.
Joëlle Wider Greset